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QUE S’EST-IL PASSE LE 11 SEPTEMBRE 2001 AUX ETATS-"UNIS" D’AMERIQUE ?

RECHERCHE ADDITIONNELLE DES DONNEES DE BASE

&recherche préliminaire&

VERSION  PLUS OU MOINS ANGLAISE



"Quelques remarques sur le mardi 11 septembre" (12/09/2001). Un texte montrant ce que pouvait inspirer à chaud les événements qui nous préoccupent. A la différence des articles de journaux, ce texte posait des questions pertinentes car il s’élevait loin du sol pour observer les courants profonds qui traversent les consciences des populations terriennes et font se mouvoir leurs élites politiques. Il semble également que l'on pouvait apprendre en l'espace de moins de quarante-huit heures, en France, que Blabladen était un ancien contractuel de la CIA... (Gilles Kepel en parlait le soir du 12 septembre sur TF1, à 21h11)


9 AOUT 2003 •
• 1er SEPTEMBRE 2003 •

• 27 NOVEMBRE 2003•

• FEVRIER 2004 (traduction de 911skeptics.blogspot.com)•

• FEVRIER 2004 (projet de documentaire video)•

AVRIL 2004 :La bête médiatique est aux abois , La France et l’Europe face à la stratégie du chaos, Réflexions sur le crash de Charm El-Cheikh.

 

(remarques ultérieures en rose entre parenthèses)

A cette date, le FBI n'a toujours pas rendu ses conclusions à la National Transportation Safety Board sur ce qui est arrivé à quatre avions de ligne le 11 septembre 2001...
Heureusement, les enquêtes indépendantessepoursuivent

. Et ce n'est pas en confisquant les pellicules de photographes à New York et à Pittsburgh, en sabrant les articles internet sous prétexte de mises à jour, en faisant interdire des sites de chercheurs, ou encore en faisant disparaître des microbiologistes comme David Kelly et d'autres, que la tendance s'inversera du jour au lendemain.
Pauvres censeurs qui êtes à la peine ! On vous souhaite une bonne migraine... tandis que notre décervelage prend fin !
Jour après jour, la cause des peuples trouve des défenseurs plus nombreux contre les puissances d'argent qui imposent leur modèle d'intégration sociale. Beaucoup d'hommes prennent graduellement conscience qu'ils ne connaîtront ce qu'est la grande vie qu'après s'être préparés pour la grande évasion. Toujours plus loin des constructions imaginées par les affairés qui n'ont qu'une pensée : s'enrichir sans cesse.
(Et qui n’hésitent pas à "choquer et terroriser" (shock and awe) pour mieux "faire du shopping et thésauriser" (shop and save)).
La version politique des faits survenus le 11/9/2001 est une partie clef de ces constructions imaginaires. Elle n'échappera pas à la déconstruction.
 

Que n'a-t-on souligné que les images des catastrophes du 11 septembre et que les discours assommants du Bush roi semblaient tout droit sortis d'une flopée de navets hollywoodiens plus catastrophiques et navrants les uns que les autres  (New Yorker, 24 Sept. 2001)! Ces phantasmes hollywoodiens de violences terroristes ancrés dans les imaginaires furent soudainement présentés en direct à la consternation générale. Les new-yorkais criaient : "This is like a movie. This is like a movie" !
A l'évidence, ceux qui ont perpétré ces forfaits étaient des esprits américanisés ayant eu pleinement conscience d'infliger des  tourments durables dans les boîtes crâniennes américaines. Ceci aurait pu passer pour un effet particulièrement pervers mais aussi sincèrement apitoyant de la sous-culture yanrikikee, si le gouvernement US ne s'en était immédiatement emparé pour murer définitivement toute une population dans le silence et la peur, pour faire voter une extension prodigieuse des crédits militaires à un Congrès en état de choc, et pour embrigader une nation meurtrie dans une nouvelle série de conquêtes économiques meurtrières. D'ailleurs, les nouveaux conquérants cupides auraient presque pu s'épargner la peine de dégobiller les plus faisandés des discours tambourinants de cinéma. Les images ranimaient d'elles-mêmes toute une rhétorique guerrière. Et il n'a pas fallu grand chose pour que s'opère la chaîne bien rodée menant de l'épouvante à l'héroïsation pompière (glorification des sauveteurs new yorkais et des passagers ayant décidé - tout en parlant au téléphone - de déferler sur les terroristes, coup de chapeau à Rumsfeld sorti porter secours au Pentagone) pour finir en règle par le premier bottage de cul à grande échelle du nouveau siècle (Bush à Cheney, le 11 septembre,  10h32 : "We're going to find out who did this and we're going to kick their asses"). Disons-le clairement, nul maniaque du diktat n'aurait rêvé meilleur mythe refondateur. Mais l'on sait ce qu'il advient de ces mythes un peu trop barges. Qu'un chercheur les passe au crible, qu'un potier en fasse le tour, et les déchets qui les surchargent s'en vont droit vers la décharge...

*****To express it in tough American English, the time has come for the American show to perish******


Préjugé antimatérialiste de bête mystifiée n°1.
Les quartiers nationaux de la défense américaine furent endommagés par le seul crash d'un banal avion de ligne rempli de ses seuls passagers.
Réaction outragée de gobeur invétéré n° 2.
Comment osez-vous mettre en doute de chez vous les témoignages de gens qui étaient sur place ?... Vous y êtes  allé, vous, interroger les gens ? Et vous vous croyez sérieux avec çà ?, et gnagnagna et gnagnagna...
Refus doctrinaire d'entendre parler d'autre chose n°3.
Les tours jumelles du WTC auraient sombré suite aux destructions et à l'incendie provoqués par de banals avions de ligne venus s'y encastrer.
Air de flûte enchantée n°4.
Rendormez-vous, ce n'étaient là que simples rumeurs...
Armes de saturation massive n°5.
Plusieurs coups de téléphone attestent de la présence de terroristes munis de couteaux à bord de chaque appareil.
Réflexe conditionné de caniche nain n°6.
L'existence d'un réseau d'espions israéliens démantelé peu après le 11 septembre est infondée car on n'a pas eu confirmation du FBI.
Bavardage de bonimenteurs en service commandé n°7.
Les services de renseignement américains n'auraient été informés du risque d'utilisation d'avions de ligne comme armes qu'au milieu des années quatre-vingt dix.
 

Préjugé antimatérialiste de bête mystifiée n°1.
Les quartiers nationaux de la défense américaine furent endommagés par le seul crash d'un banal avion de ligne rempli de ses seuls passagers.
 

Nous avons remarqué précédemment qu'une des premières photos prises à l'endroit du crash au Pentagone montrait une "boule de feu" sortant de la façade du bâtiment à cinq côtés le plus rempli au monde de salariés de l'armement. Les droits de diffusion de cette photo ont probablement été achetés à la Librairie du Congrès qui dispose d'une version beaucoup plus nette et qui indique les droits de propriété de l'auteur, Daryl Donley, dont la profession semble bien être assistant directeur au National Symphonic Orchestra. Donley, tel qu'il est écrit le 12 septembre, dit avoir vu l'impact, mais ne mentionne pas l'objet qui en est à l'origine. C'est le journaliste qui semble penser à un avion : ""C'était simplement d'une précision fantastique", dit Daryl Donley qui allait à son travail, "Ça a complètement disparu à l'intérieur du Pentagone" (""It just was amazingly precise", Daryl Donley, another commuter, said of the plane's impact. "It completely disappeared into the Pentagon""). Le même article explique qu' "à mesure que la circulation se ralentissait, il y eut une seconde explosion causée par des réserves de propane situées sur un site de construction du Pentagone" ("As the traffic crept along, there was a second explosion, caused by propane tanks on a construction site at the Pentagon"). D'aucuns pensent néanmoins que la boule de feu n'avait pas la rondeur requise pour correspondre à une explosion due au gaz. Et ce ne pourrait être non plus une explosion due à du carburant vu la couleur de la boule et de la fumée.
Ce que nous avons découvert est qu'il existe visiblement une trace de cette explosion sur un relevé sismique de l'USGS seismic station CBN (cette station appartenant à la United States National Seismographic Network, est située à Corbin, VA). Ce relevé est évoqué par Terry Wallace dans un bref rapport, "Forensic seismology analysis of the terrorist Attacks of Sept. 11, 2001". Ce rapport avait disparu du site de son université (Arizona), mais a été conservé par ce chevalier servant qu'est parfois archive.org. Si le rapport ne révèle rien de fracassant, il pourrait en être autrement du graphique à peine présenté par Wallace sous le nom de CBN.pentagon.gif, que google a eu l'amabilité de garder en taille réduite dans sa mémoire cache pour nos yeux ébahis.
 

L'image, hélas, est floue, mais l'on distingue malgré tout deux traits rapprochés qui rendent compte de deux secousses d'ampleur quasi identique (fin août 2003 : les experts Won-Young Kim et Gerard Baum qui ont analysé un graphique similaire parmi d'autres non similaires n'ont pu déterminer précisément si tout ceci n'était pas simplement une perturbation électrique (Seismic Vibrations During September 11, 2001 Terrorist Attacks).En fait, la station MVL qui donne cet enregistrement similaire, montre deux secousses, autour de 9h39, à dix secondes d'intervalle environ, une grosse et une plus petite (Et la journaliste Lisa Burgess parlait aussi d'une grosse, puis d'une deuxième explosion, presque aussitôt après l'événement, TF1, 11/09/2001, 16h10, ou Stars and Stripes). Et cette station est deux fois plus éloignée du Pentagone (139,4 km) que la station CBN de l'USNSN, selon une carte de ce rapport. Pourquoi Gerard Baum et Wong-Young Kim, dans leur rapport non daté, ne parlent-ils pas de ce qu'a enregistré la station mentionnée par Wallace et que confirme l'enregistrement de MVL ? Est-ce seulement parce qu'elle est séparée du Pentagone par un bras de mer - comme on peut le penser en voyant la carte ? Ou est-ce parce que Wallace a écrit une fois qu'il n'avait pas vu enregistrées de traces d'essais de bombes atomiques par Saddam Hussein dans le passé ?). (fin septembre 2003 : sur 911pi.com, Eric Bart nous a invité à lire une lettre de Terry Wallace, probablement écrite vers juin 2002. On lui demandait de se prononcer sur l’apparente absence de traces sismiques à propos de l’attentat du Pentagone. Voici ce qu’il répondait : "John, I looked pretty hard – and to be honest I can’t find any CONCLUSIVELY above the noise. I calculated an expected magnitude assuming that the impact was on the wall, not vertical (like UA flight), and got a magnitude of .8. The noise at all the stations (closest is 60 km aways) is above this. I have been deluged with conspiracy theorys since that fellow published his book" http://www.unknownnews.net/cdd060702.html Il est néanmoins possible qu'il n'ait vu que sur enregistrement le signal au-dessus du bruit de fond de la terre ou des instruments, et que ce signal paraissait peu "concluant" pour cette raison. Or il y eut plus qu'un crash d’avion, deux énormes explosions.

 Nous tenterons pour l'instant d'évaluer le temps qui sépare les deux secousses et de voir si cela converge avec les témoignages. Nous avons vu que le New York Times (N.Y.T.) du 12 septembre (p.A5) évoquait une énorme déflagration entendue quinze minutes après le crash (lequel aurait eu lieu entre 9h30 et 9h45 selon les variations). Il l'attribuait à la chute du toit, ce qui paraît d'abord incompatible avec l'heure indiquée dans la presse (10h10). Cet effondrement du toit pourrait bien être visible sur le graphique sous la forme d'une concentration de vibrations d'amplitude moyenne visibles à  un centimètre du bord de droite, en-dessous de l'endroit ou s'interrompt une bande jaune qui marque la "fenêtre chronologique de l'arrivée d'énergie". Si les chiffres situés à l'horizontale indiquent l'écoulement du temps toutes les dix minutes, il semblerait bien que le toit se soit effondré trente minutes après l'impact. Si ces indications marquent des laps de temps de cinq minutes, le toit se serait effondré quinze minutes plus tard, en accord avec l'indication du N.Y.T.. Dans les deux cas, les deux premières secousses n'auraient été séparées que de quelques secondes. Cette constatation est d'ailleurs renforcée par ce qui était rapporté le jour même ou le lendemain du crash. Avant même le N.Y.T., The Independent mentionnait que des gens avaient entendu "peu après [le crash] une seconde explosion" (11 sept. 2001, "US under terrorist attack"). (fin août 2003 : on trouve cela aussi dans la presse française. Libération, 12 septembre 2001, p.2 : "A 9h43, deux explosions secouent le Pentagone". La Croix, 12 septembre 2001, p.4 : "une bombe, voire deux, déclenchait un incendie sur le Pentagone". Dans ce journal, seul l'éditorial parlait d'un avion). Une journaliste du Stars and Stripes se trouvait dans une cour à l'intérieur du complexe lorsqu'elle "entendit deux booms retentissants - un gros et un moins gros, et l'onde de choc[la] jeta contre le mur" ("I heard two loud booms - one large, one smaller, and the shock wave threw me against the wall") (12 septembre, "At the Pentagon, Horror and Confusion Followed the Crash" - deuxliens

 disponibles).  Perkal Don, qui était dans un des bâtiments du Pentagone, en sortit et entendit encore deux explosions à quelques minutes l'une de l'autre (a few minutes apart). Peut-être est-ce une troisième explosion que l'on aperçoit sur la droite de cette  photo. A l'extérieur du bâtiment, des personnes entendirent aussi deux explosions - crash inclus - (propos de Milburn Kirk et Dave). (fin août 2003 : Selon un commentaire du Washington Post concernant la photo n°2 d'une série de photos montrant le Pentagon sur leur site : "witnesses reported hearing several secondary explosions that rocked the building and sent plumes of smoke streaming into the sky"). (fin septembre 2003 : voici ce qu’écrit le même journal le 11/9, p.A10 : "Puis, à 10h10, l’ambiance générale changea considérablement quand un son détonnant retentit au-dessus du sol – apparemment le franchissement du mur du son par un appareil très performant, bien que cela ne fusse pas immédiatement clair pour ceux qui l’entendirent" ("Then, at 10:10, the mood abruptly changed when thunderclapping sound echoed over the grounds – apparently a sonic boom of the sort made by high performance aircraft, although that was not immediately clear to those who heard it"). Les témoins visuels extérieurs sont rares mais Stephen McGraw dit avoir vu une boule de feu sortir de deux fenêtres. Et de nombreuses personnes ont ressenti un effet de souffle à l'intérieur. Enfin, on a du soigner, sur le corps de survivants, des blessures dûes à une onde de choc (blast injuries). Tous ces témoignages sont rassemblés dans une base de données fournie par Eric Bart qui en exploite quelques uns pour sa démonstration et fournit les liens adéquats pour remonter à la source.

Nous voyons donc que les indices convergent pour proposer un scénario alternatif à ce que la presse a fini par retenir. Le travail d'Eric Bart (http://perso.wanadoo.fr/ericbart/index.html) prolonge celui de Thierry Meyssan et du Commandant Pierre-Henri Bunel entamé dans le Pentagate. Il énumère une masse impressionnante de témoignages qui vont, par exemple, à l'appui de la théorie du missile - témoignages sonores mais aussi visuels, l'objet volant s'étant réorienté avant de pénétrer à pleine puissance (full throttle). Mais l'hypothèse la plus probable à ce stade est celle de l'avion chargé, à l'avant, d'une bombe anti-bunker à charge orientée (ou "creuse") (shaped-charge), et à l'arrière, d'une autre bombe dont le passage dans le bâtiment aurait été facilité par la première, ce qui permettrait de comprendre comment trois anneaux du Pentagone furent percés. L'explosion de la première bombe se serait produite juste avant l'impact, émettant d'abord un "flash" blanc qui aurait fait croire à certains que l'avion avait heurté le sol, puis créant une onde de choc ressentie par plusieurs personnes dans et hors du bâtiment, une onde de choc qui détruisit des fenêtres du Pentagone situées à bonne distance du lieu de l'impact, et en fit vibrer d'autres à un mile à la ronde.  La description technique de cet "avion-bombe" (plane bomb) reste à définir. S'agissait-il d'un joujou télécommandé secret dernier modèle particulièrement perfectionné et maniable ? Pas nécessairement. Un avion pilotable à distance était déjà disponible en 1962, lorsque des militaires US envisageaient l'explosion en vol au-dessus de Cuba d'un drone peinturluré aux couleurs d'un avion de ligne (lire le plan Northwoods). La nouveauté aurait donc consisté à planquer dans un avion de ce type, sans doute plus maniable, quelques bombes perfectionnées. Cette théorie parviendrait paradoxalement à s'accorder avec des morceaux de récits puisés dans la grande majorité des témoignages, y compris ceux qui paraissaient suspects.


Réaction outragée de gobeur invétéré n°2.
Comment osez-vous mettre en doute de chez vous les témoignages de gens qui étaient sur place ?... Vous y êtes  allé, vous, interroger les gens ? Et vous vous croyez sérieux avec çà ? et gnagnagna et gnagnagna...

Mettons les choses au point. Toute personne humainement constituée adopte sur un événement quelconque un point de vue qui est le sien propre et qui diverge plus ou moins de celui d'autres personnes qui y ont assisté. Elle n'y a pas toujours prêté la meilleure des attentions. Elle n'a souvent pas cru utile de noter ses impressions sur le vif. Parfois, l'émotion a perturbé sa perception. Et avec le temps, la mémoire joue des tours quand elle n'est pas devenue le jeu des politiciens. Les témoignages de simple mémoire doivent donc être l'objet de certaines précautions. Tout chercheur intéressé par ce qui s'est passé le 11 septembre devrait commencer par lire Did F 77 Hit the Pentagon ? Eyewitness Accounts Examined, de Gerard Holmgren (4 juin 2002). Cette analyse critique l'aidera à atteindre plus rapidement le regard approfondi qui lui servira à faire le tri entre les témoignages. Holmgren s'attache à distinguer les témoins qui disaient avoir vu un avion de ligne ordinaire de ceux dont on disait qu'ils avaient vu un avion de ligne ordinaire. Et aussi ceux qui disaient avoir vu véritablement l'impact de ceux qui n'avaient pu qu'observer l'aéronef, puis entendre un boom fracassant ou voir une déflagration. La plupart des témoignages visuels, dès qu'ils devenaient trop détaillés, paraissaient de moins en moins crédibles. Leurs auteurs semblaient avoir tout vu. Et leur vantardise les conduisait parfois à se contredire. Autre curiosité, les journalistes d'USA Today que l'on ne cessait de citer n'avaient jamais fait paraître leur histoire dans leur journal (Eric Bart a néanmoins relevé dans ce journal ce qui semble être le témoignage d'un de ses reporters, Narayanan Vin. Holmgren n'a pas dû le relever car l'article datait tardivement du 17 septembre et s'étendait trop sur le nom de la compagnie aérienne de l'avion). Holmgren a pu également observer les transformations graduelles de quatorze dépêches de l'AFP ayant eu pour objet de rendre compte d'une conférence de presse. Lors de la conférence de presse, il fut dit que le pompier Lincoln Liebner était à l'ouest du building quand ce dernier avait été frappé. Dans les dépêches, on en venait à dire qu'il avait été témoin de l'explosion (blast), puis finalement du crash d'un avion. La version officielle avait pris forme en quelques heures, et elle s'était insidieusement logée dans les dépêches. Nous avons là une illustration frappante de la manière dont fonctionnent servilement les agences censées nous informer. Quant à la cohorte des journalistes, ils n'ont pas pensé à inspecter les lieux pour interroger ceux qui étaient situés aux endroits les plus favorables à une observation durable de l'objet volant, à savoir dans le cimetière d'Arlington ou dans l'Hotel Sheraton.
De manière générale, l'indépendance d'esprit des journalistes n'est pas leur point fort. Mais lorsque leur "propre" pays est attaqué, la simple capacité à prendre correctement des notes qui leur tient souvent lieu de neutralité, finit elle-même par s'évanouir. Il ne reste alors plus qu'à se tourner vers ce qu’écrivent les journalistes étrangers. Ces derniers sont moins subjugués par la version officielle d'un gouvernement qui n'est pas le leur. Ils disposent d'une marge de manœuvre un peu moins petite de la part de leur rédaction, puisqu'ils sont moins concurrencés par d'éventuels collègues. Ces journalistes ne fermeront donc pas automatiquement le clapet aux témoins dont les propos ne collent pas avec l'interprétation générale. Le son de cloche en sera donc différent, ne serait-ce que dans les détails. L'évocation d'un article du Guardian servira à illustrer notre propos.
Le correspondant, Julian Borger, commence par évoquer ce qui aurait été le crash d'un avion de ligne de "taille moyenne". Puis il cite un programmeur informatique, Hafework Hagos, qui lui a assuré avoir entendu un "bruit perçant" (screaming noise) avant d'apercevoir un aéronef inclinant ses ailes de haut en bas comme pour trouver son équilibre ("It was tilting its wings up and down like it was trying to balance"). Un ingénieur réseaux du Pentagone, Tom Seibert, n'avait pas été le seul à entendre "quelque chose qui ressemblait au son d'un missile" (rapporté également par le Washington Post, 12 Septembre, p.A15, "Loud Boom, Then Flames in Hallways"). Le témoignage d'un pilote qui aurait assisté à l'impact, Tim Timmerman, fait peut-être moins dans la subjectivité grandiloquente. Si les différentes facettes de son récit visuel ne tendent pas à le classer parmi les plus cohérents des témoins, et rendent fort minimes les chances qu'il ait vu "un 757 d'American Airways", un détail intéressant qu'il donne semble découler d'une perception sonore : l'avion "donna plus de puissance avant de s'encastrer" ("it added power on its way in") (The Guardian, Sept. 12, 2001,"Everyone was screaming, crying, running. It's like a war zone"). Cela se confirme en lisant la version longue sur CNN : "the pilot added power to the engines. I heard it pull up [je l'entendis s'activer un peu plus ?] a little bit more, and then I lost it behind a building".
Un tri doit donc être fait entre les innombrables récits dont les organes de presse se font l'écho, ou qu'ils s'empruntent. Et même si la vérité n'est pas au bout des citations de journalistes, si longues fussent-elles, ce tri permettra déjà de se faire une idée moins superficielle. Et pour ce qui est de la vérité sur le crash au Pentagone, une étude approfondie d'à peine deux jours sur les premiers récits rapportés par la presse suffit déjà à jeter un sérieux doute sur le tissu d'approximations qui a servi de support à l'action politique de l'administration Bush.


Refus doctrinaire d'entendre parler d'autre chose n°3.
Les tours jumelles du WTC auraient sombré suite aux destructions et à l'incendie provoqués par de banals avions de ligne venus s'y encastrer.

S'il semble certain qu'un avion de ligne de taille importante ait frappé la tour n°2, il n'en est pas vraiment de même pour ce qui a frappé la première tour. Il semble, à voir le trou produit par l'objet volant, et le film des frères Naudet, qu'il s'agissait d'un avion. Mais doit-on s'arrêter là sans se demander, vu ce qui s'est passé au Pentagone, si cet avion n'était pas de quelque façon modifié, par exemple pour voler plus vite ou pour exploser davantage. D'ailleurs, des témoins ont vu un petit avion, un jet, ou un missile (http://www.daytondailynews.com/12 septembre 2001) - même si l'on ne connaît pas les détails et si leur perception a pu leur jouer des tours. (fin août 2003 : Libération donne la parole à Flore Mongin : "Je venais d'ouvrir les stores dans ma chambre au 17e étage du Gramercy Park Hotel, dans Manhattan. J'ai vu un avion qui montait vers le haut de la tour. C'était étrange, il avait l'air de zigzaguer. Et puis il est entré dans le building" (12 septembre 2001, p.7). La Croix rapporte le témoignage d'une journaliste de mode ayant "d'abord cru à un avion de chasse passant beaucoup trop près" (12 septembre 2001, p.4). Voir aussi le flash étrange qui apparaît juste avant que l’avion n’explose après s’être encastré, Si vous n’avez pas de video, allez sur 911pi.com, dans la "forum list", rubrique flight 11).
Et, autre curiosité, avant l'impact du premier objet volant sur la première tour, un postier de New York crut entendre le bruit d'un jet ou d'une fusée, avant de lever le nez et de voir une grosse explosion (The Guardian, 11 sept. 2001, "Everyone is panicking"). C'est sans doute un bruit similaire qui attira l'attention d'un des frères Naudet au moment où il filmait une équipe de pompiers au sol. A l'évidence, il faudrait que l'on déterre d'autres témoignages sur la question, car pour le moment, il transparaît que ce curieux objet qui frappa la tour Nord, bruyant comme un missile, ressemble au type d'avion transformé en arme utilisé sur le Pentagone.

Remarquons ensuite que l'impact des avions n'a pas été le seul choc entendu ou ressenti dans chaque tour. Nous avons déjà vu qu'une secousse importante avait été détectée par des enregistreurs sismiques quatre minutes après le deuxième crash. S'agissait-il d'une explosion ? Le participant d'un forum de discussion en ligne indique qu'il y eut, après que la tour n°2 fut frappée "une troisième explosion là-bas" ("there was a third explosion there"). Celle-ci n'était pas due à une bombe située dans l'avion. On aurait vu l'explosion. La secousse fut ressentie au niveau du sol. (fin sept. 2003 : voici ce que le Washington Post rapportait le 11 Sept., p. A12 : Verrete Abel et ses collègues descendirent 44 étages et sortirent dans la rue : "There’s another explosion. I look back and I can see all this black smoke. I try to get into a police car, but I can’t. I run into this building. I hear another boom. I can’t believe it"). Un consultant économique de la BBC Stephen Evans se trouvait au niveau du sol à l'intérieur ou à proximité de la tour Sud : "The building physically shook". "Seconds later, there were two or three similar huge explosions and the building literally shook... smoke appeared everywhere as if a mist had settled on the building". (http://news.bbc.co.uk/1/hi/world/americas/1537500.stm). Le Guardian reprend les mêmes propos en ajoutant "But" avant "seconds later" et en précisant qu’ Evans était au rez-de-chaussée (ground floor) (11 sept. 2001, "Everyone is panicking"). Son témoignage paraît avoir été remanié par http://www.americanfreepress.net/08_09_02/New_York_Firefighters__/%20new_york_firefighters__.html, une source dont on a vu au sujet des vibrations sismiques qu'elle pouvait se montrer sélective ou user d'une liberté de composition en matière de citations. L'usage fréquent des pointillés n'en est qu'un des révélateurs. A moins qu'il ne se soit agi d'un témoignage ultérieur de Mr. Evans, dont on a, de toute façon, pas la source. On ne sait plus s'il entendit une seconde explosion seulement quelques secondes après le crash. Peut-être était-ce plus longtemps après ? Quoi qu'il en soit, il aurait entendu non pas deux mais une série d'explosions. "There was an explosion—I didn’t think it was an explosion—but the base of the building shook. I felt it shake . . . then when we were outside, the second explosion happened and then there was a series of explosions. . . . We can only wonder at the kind of damage—the kind of human damage—which was caused by those explosions—those series of explosions ".

D'autres explosions ont été entendues par des employés de la première tour. Certains les ont-ils confondues avec des objets tombant dans les cages d'ascenseurs ? Relevons-les quand même. Juste après l'impact, un employé de Morgan Stanley, Andy Perry, entendit des explosions multiples : "le building trembla, comme peut-être dans un chantier, mais c'étaient des explosions multiples" ("the building shook, like maybe a yard, but this was multiple explosions", Time magazine, 12 septembre). D'autres entendirent plus tard des explosions au 74e étage.
Des témoins de l'effondrement de la première tour du WTC ont également "entendu une autre explosion juste avant que la structure ne se désagrège. La police dit que cela ressemblait pratiquement à une implosion planifiée [planned implosion] destinée à viser les passants". (The Guardian, Sept. 12, 2001, "Everyone was screaming, crying, running. It's like a war zone").
Plus frappant encore, une brève chronologie du 11 septembre qui nous est donnée par Time Magazine le jour même, pensait utile d'indiquer qu'une "quatrième explosion secoua les débris du World Trade Center effondré, à environ 10h38 du matin" [soit dix minutes après l'effondrement de la deuxième tour] ("Fourth explosion rocks the collapsed remains of the World Trade Center, at about 10:38 a.m."). Le moment où une troisième explosion aurait eu lieu n'y est pas précisé  (fin août 2003 : Il semble encore que la troisième grosse explosion soit survenue une vingtaine de minutes après l'effondrement de la première tour. A 16h04, heure française, 10h04 heure locale, la chaîne de télévision France 2 rapporte que selon CNN, "une troisième explosion aurait été entendue autour du World Trade Center"). Nous supposerons que les deux premières étaient les deux crash (fin août 2003 : l'heure indiquée pour la quatrième explosion n'est sans doute qu'un écho d'une ou de plusieurs impressions humaines. Comme nous l'avons vu, des sismographes ont enregistré trois importantes secousses séparées de quinze minutes, environ trente minutes après le deuxième effondrement. Ils imputent cela à des effondrements supplémentaires, là où des journalistes parlent d'explosions au gaz ça et là - commentaire sur une image de secousse, France 2, 11 septembre, 00h56). (fin septembre 2003 : voici comment le Washington Post résume ce qui s’est produit après l’effondrement, édition du 11/9, p.A1 : "Des feux embrasaient des piles d’ordures et de débris. Des caissons de gaz pour automobiles explosaient plusieurs minutes les uns après les autres" (Automobile gas tanks exploded every few minutes).
Nous voilà donc confrontés à des sources signalant au moins trois (ou cinq) explosions inexpliquées particulièrement intenses (quatre minutes après le deuxième crash, peu avant l'effondrement de la première tour, et après l'effondrement des deux tours) dont deux (ou quatre) ayant secoué le sol, et une (quatre même) qui a été mesurée par un enregistreur sismique. Il reste certes à en déterminer l'origine et l'emplacement. En tout cas, il ne nous paraît raisonnable de passer ces explosions sous silence. D'autant qu'elles pourraient bien avoir été l'une des causes de l'incendie gigantesque qui enfumait toujours une partie du ciel le 3 décembre 2001, douze semaines après le drame (New Scientist).

(fin septembre 2003 : Jean-Pierre Desmoulins, dont on peut lire les investigations sur la fraude au Pentagone sur http://earth-citizens.net, nous a suggéré des explications naturelles aux effondrements des deux premières tours du WTC. Il a pris en considération l’effet de la présence de l’aluminium des avions, un facteur, qui, à notre connaissance n’a été étudié par aucun expert. Ce qui suit n’est qu’un résumé en français d’un texte envoyé en anglais. Les explosions dues à chaque impact arrachèrent les couches de protection anti-incendies. Le feu fragilisa les poutrelles en acier horizontales. Quelques planchers s’effondrèrent. Dès lors, la structure centrale des tours fut soumise à plus de pressions. De plus, le contact de l’aluminium avec l’eau des douches anti-incendies - des réservoirs étaient situés aux sommets des tours – a libéré de l’hydrogène (cherchez les propriétés chimiques de l’aluminium). Le mélange hydrogène oxygène est explosif. De l’hydrogène se répandit tout au long de la tour. Et finalement, tout ceci aurait entraîné la desintégration du béton des structures centrales, de bas en haut).  Cela explique-t-il toute les explosions y compris celles enregistrées par des enregistreurs sismiques ?

 


Air de flûte enchantée n°4.
Rendormez-vous, ce n'étaient là que simples rumeurs...

Dans sa livraison du 27 janvier 2002 p. A01, le Washington Post croit utile de tordre le cou à un certain nombre de fausses nouvelles (false reports) qui avaient été rapportées le 11 septembre : "In the early confusion that day, there was a series of frightening but ultimately false reports: A plane was down near Camp David and another was down near the Ohio-Kentucky border [n'est-ce pas dans la région où l'on perd la trace du vol 77 ? nous allons  y revenir]; a car bomb exploded outside the State Department [équivalent du ministère des Affaires Etrangères]; an explosion near the Capitol, fires on the Mall [le grand parc public qui s'étend de la rivière Potomac au Capitole] and at the Eisenhower Executive Office Building; a plane heading at high speed toward Bush's ranch in Crawford, Tex."
Puisque les rumeurs se répandent comme des feux de brousse dans ces lieux enclins au brassage du vent que sont les salles de rédaction, le renversement des rumeurs par ces mêmes équipes de rédaction mérite quelque vérification. Et l’on aurait tort également de ne pas préciser la source de chaque rumeur. On aurait tort également de ne pas faire le tri entre les "informations" anecdotiques et celles qui ont bénéficié d'une large publicité.
1) La rumeur d'un avion s'écrasant près de la frontière Ohio-Kentucky aguiche la curiosité puisque l'on sait que Thierry Meyssan a émis l'hypothèse que le 757 parti de l'aéroport de Dulles avait disparu dans l'Ohio. C'était là que l'avion était supposé avoir fait demi-tour. On ne saurait certes se contenter de remarquer que la National Transportation Safety Board ne rapporte que quatre accidents d'avion le 11 Septembre, sans que la cause de leur disparition n'ait été éclaircie. Il faut plus de recherches,et pour le moment, on peut penser que la rumeur sur le crash dans l'Ohio proviendrait de phénomènes trompeurs. Il fut rapporté le crash de ce qui aurait été un des avions militaires qui auraient passé le mur du son à Dayton, dans l’Ohio. L'accident se serait produit près du centre d'administration pour vétérans (VA center). On reprocha à la chaîne locale WHIO-Channel 7 d'avoir diffusé la fausse nouvelle (lire http://www.daytondailynews.com/ du 14 septembre). La chaîne a alors indiqué sur son site ce qui l'avait fait naître, à savoir le bruit bien réel de deux avions passant le mur du son en fin d'après-midi (two sonic bombs), et l'observation de volutes de fumée s'élevant d'un feu de pelouse. Notons en passant que ce genre de canards naissent épisodiquement quand des pompiers éteignent des feux de forêt avec leurs canadairs. Il apparaît aussi qu’un hôpital des environs n'a pas gardé d'archives de l'incident.

2) D'autres fausses nouvelles du 11 septembre ont eu un impact national. Cela ressort d'un chat échangé pendant près de six heures entre personnes écoutant la radio et regardant la télévision (notamment CNN) : "a mall [un centre commercial] in Washington on fire too (...) pentagon, a mall (...) and white house on fire too (...) all I heard was there was smoke coming from the White House (...) a small plane has crashed near the pentagon (...) the state department is also on fire (...) a car bomb just exploded in front of the state department (...) car bomb state department" ("#High's reaction to the big jihaD",http://www.digitaldfw.com/channelhigh/logs/911.htm). Cela apparaît aussi sur la page écrite à chaud d'un journal personnel : "reports of white house on fire (...) reported car bombs". Time Magazine évoque un incendie survenu dans LE Mall (le parc dans lequel se trouve le Capitole). Mais d'autres journaux reprennent surtout l'info de l'explosion ayant secoué le Département d'Etat. Par exemple The Independent, d'après une dépêche d'AP du jour même, "Another Plane Crashes Near Pittsburgh". Ou The Guardian, pour qui l'explosion d'une voiture piégée serait survenue à 10h35 (11 sept. 2001, "Chronology of Terror"). Selon d'autres informations, il avait été dit de sources non confirmées que l'incendie avait eu lieu à 10h03. Puis la nouvelle avait été démentie (http://911timeline.net/). L'intéressant est que l'information selon laquelle une voiture aurait explosé émanait de "hauts fonctionnaires chargés de l'application de la loi" (senior law enforcement officials) et qu'elle fut déclarée nulle par les "services de protection fédéraux" (federal protective services) (Time Magazine, "Timeline of U.S. Attacks in NYC, D.C."). Sur le fond, l'histoire paraît peu crédible. Tout d'abord, on n'a pas encore vu d'images de la voiture piégée sur un quelconque site alternatif. D'autre part, il est peu probable que des terroristes auraient pris le risque de compléter leur plan prodigieux par une action tardive à l'envergure minime, (même si l'ensemble des destructions aurait pu être beaucoup plus grave en termes économiques, écologiques et politiques si d'autres cibles avaient été frappées - centrales nucléaires etc.). Toutefois, il n'est pas exclu que certains va-t-en-guerre aient trouvé judicieux d'atterrer les esprits tempérés de ceux qu'ils exècrent profondément, à savoir les diplomates. Il n'aura pas été nécessaire de commettre l'attentat. Une simple rumeur aura donc suffi pour créer la panique et faire évacuer le bâtiment. C'est le trépignant Rumsfeld qui a dû rigoler, lui qui serait sorti dehors jouer les sauveteurs alors que tout le monde fuyait le bâtiment de peur que d'autres attaques ne surviennent, lui qui a été le premier à dire que le Pentagone avait été frappé par un avion, et lui qui aurait prédit que le Pentagone serait la prochaine cible après New York...
A moins qu'il n'ait été victime d'un réflexe professionnel, tant il est vrai que la propagation de nouvelles menaçantes est le b a, ba des responsables de sécurité ou de défense désireux de faire tourner leur affaire. Il s'agit cependant d'être un tant soit peu crédible. Et la réaction de Rumsfeld est à cet égard plutôt suspecte. Il semble vraiment s'être délecté à faire peur à un moment tragique. Et c'est fort probablement un même motif qui a déclenché la rumeur, émanant de haut lieu, sur la bombe au Département d'Etat.
Passons rapidement sur la rumeur d'incendie ou de fumée à la Maison Blanche. Jusqu'à preuve du contraire, celle-ci est infondée puisque nulle image n'en fait état. Mais quelque représentant des autorités a pu glisser deux mots à des reporters. Il n'en faut pas plus pour ces gens qui reçoivent comme une bénédiction tout ce qui émane des autorités.

3) C'est ainsi que le New York Times rapporta, après deux jours, l'histoire de la menace qui aurait plané sur l'avion du président, Air Force One. A l'origine, il semble y avoir eu une fuite. Dans son édition du 13 septembre (p.A1), il était écrit qu'un fonctionnaire - anonyme - du Secret Service affirmait que l'auteur d'un coup de fil avait annoncé que l'avion présidentiel allait être la prochaine cible. Son message était accompagné son message de "codes secrets", ce qui suggérait qu'il était au courant des procédures de la Maison Blanche. Ceci soulevait évidemment un lièvre au niveau national. Sans doute parce que l'histoire était sortie dans ce quotidien de révérence prestigieux, le Washington Post n'indiquait pas qu'il se fût agi d'une rumeur (27 janvier 2002, p.A01). Il se contentait d'indiquer que tout était parti d'une faute commise par un employé de la Maison Blanche : "The threat to the plane turned out to be false. Someone inside the White House had heard a threat to Air Force One, perhaps in a phoned-in call, and passed it up the line using the code word "Angel." Others thought the threatening caller had used the code word. It took days for the incident to be sorted out and weeks before the White House publicly acknowledged it". Soit, les lampistes font des erreurs, mais n'est-ce pas malgré tout vite expédié ? Surtout que la Maison Blanche est restée silencieuse sur cette affaire durant "des semaines", alors même que l'on nous dit qu'il n'a fallu que quelques "jours" pour découvrir la source du problème ! Est-ce parce qu'il n'y avait pas d'explication convaincante à donner et que confirmer l'histoire aurait pu nourrir toutes sortes d'interprétations - fort embarrassantes pour d'éventuels maniganceurs du Capitole - comme celle que proposa à bon droit Thierry Meyssan ? Il y a fort à parier que la toute petite anecdote du N.Y.T. a fait des vagues et que la Maison Blanche fut assaillie de demandes de transparence qui l'obligèrent à faire taire les spéculations provoquées par son silence compromettant. C'est donc au Washington Post du 27 janvier 2002, p.A01, qu'il incomba d'expliquer que c'était Dick Cheney lui-même qui avait informé George W. Bush de la menace, laquelle était accompagnée du code de l'avion "Angel" (voir aussi http://911timeline.net/), alors que le N.Y.T. évoquait d’abord plusieurs mots de code. "Permettez-moi, Mr Cheney... j'ai été informé de votre explication et en suis pleinement satisfait dans l'ensemble, mais...  Est-ce à un seul mot de code que se résument les procédures de la Maison Blanche ?". Nous ne savons si cette question lui fut posée par quelque figure médiatique. Leur devise est trop souvent credio quia absurdum. Mais peut-être n'est-il pas trop tard pour bien faire ?

4) L'effet sensible des fausses alertes probablement fabriquées par une fraction militariste du pouvoir US, s'est répété après l'effondrement mystérieux de la tour n°7. Selon le New York Times, l'effondrement "accrut intensément l'émotion des employés [de la CIA] quant au rôle de l'agence dans la bataille contre le terrorisme". En effet, l'immeuble avait eu le malheur - indicible jusqu'au mois de novembre - d'abriter une antenne de la CIA... ("Secret CIA Site in New York Was Destroyed on September 11", 4 nov. 2001). Il semblerait même que ce soit le bureau de la CIA qui ait été l'objet prioritaire des flammes, à examiner la photo 5-19 du rapport de la FEMA qui nous montre un incendie "au 11e étage". Certains sceptiques pensent que la FEMA est de peu de foi. Selon eux, l'incendie ravagea le 9e étage puisque c'est là que se trouvaient, ainsi qu'à l'étage supérieur, les bureaux de l'US Secret Service (lire CNN). Est-ce si simple ? L'article du New York Times indique bien que l'agence officiait dans les bureaux d'une autre organisation gouvernementale qu'il est impossible de citer. Mais c'est sans doute un pieux mensonge. L'US Secret Service n'était pas la meilleure des couvertures. En revanche, un hébergement par la Securities and Exchange Commission, qui occupait les 11e à 13e étages ne nous paraît pas idiot. Cet organisme n'est pas classé comme étant une émanation gouvernementale par CNN, mais notons que la SEC dispose d'un site lié au gouvernement (http://www.sec.gov/), qu'elle a été créée en 1929 par le Congrès pour administrer des lois de sécurité fédérales, et que ses commissaires sont nommés par le président américain. La nature de son personnel correspond à la révélation du New York Times (si c’en est une) à savoir que l’agence servant de couverture pouvait faire passer les agents de la CIA pour des hommes d'affaires, interrogeant discrètement d'autres hommes affaires revenus de l'étranger ou des diplomates des Nations-Unies.
Quelque soit l'endroit d'où le feu s'est propagé, l'effondrement aura eu l'utilité de paralyser l'esprit critique des membres d'une agence dont les rapports ne sont pas toujours du goût des plus va-t-en-guerre. Voyez comme on accuse maintenant la CIA de n'avoir pas tenu assez compte des risques de terrorisme ! Et rappelez-vous comment, lors de la préparation mentale à la guerre du Golfe, des agents de la CIA ont fini par se plaindre à la presse d'être muselés (muzzles) par le Pentagone qui les pressait de réécrire leurs rapports (Courrier International de février 2002 intitulé "Qui manipule qui ?", ou ici) !
Toute ces menaces, attentats réels ou imaginaires ayant visé, dans l'ordre, les diplomates du ministère des Affaires Etrangères, un président membre d'un parti traditionnellement isolationniste, et des employés consciencieux de la CIA, laissent penser que si des va-t-en-guerre ont profité des attaques pour répandre la peur parmi eux, ces acteurs de l'ombre ont réagi au quart de tour. Il est de même étonnant que des personnes ont (faussement) revendiqué la responsabilité du crash des deux avions dans le World Trade Center au nom du Front Démocratique pour la Libération de la Palestine en appelant la chaîne de télévision d'Abu Dhabi (Emirats Arabes Unis) à peine 37 minutes après le 2e crash (The Independent, 11 sept. "Timetable of Terror"). (mi-août 2003 : sans compter les nombreux corans, les manuels de pilotage, les fausses instructions terroristes générales, le sac et le passeport que l'on retrouva miraculeusement au bout de quelques jours dans des aéroports, dans des camionnettes, et près du WTC. Inutile de revenir en longueur dessus). Tout ceci témoigne d'une certaine préscience. (Il est beaucoup plus fastidieux d'aller chercher dans des avertissements reçus par la CIA, comme sont en train de le faire des représentants au Congrès faussement curieux). On a donc pu ajouter sa touche aux attaques que l'on se préparait à voir venir, ou l'on a tout simplement tout organisé du début à la fin, avec plus ou moins de complicités. Intérieures ou extérieures, selon la nationalité des maîtres d'œuvres.


Armes de saturation massive n°5.
Plusieurs coups de téléphone attestent de la présence de terroristes munis de couteaux à bord de chaque appareil.

Intéressons-nous en priorité à l'aspect formel des appels. L'analyse du contenu viendra d'elle-même. Ce qui étonne d'abord est la brièveté des premiers appels rapportés. Nous ne pensons pas que les journalistes se soient livrés à des coupures. Le sujet était trop sensationnel. D'ailleurs les articles qui traitent du sujet sont souvent longs. Les passagers étaient-ils en proie à une panique ou étaient-ils en train de se battre ? Dans un cas, ce qui peut être mis sur le compte de l'émotion est qu'un homme répète plusieurs fois "nous sommes sous l'emprise de pirates" (we've been hijacked), phrase que les secours lui font d'ailleurs répéter. Pour ce qui est des combats, pas de traces. Les récits mentionnent seulement qu'un passager ou qu' un stewart ont été poignardés. Plus tard, pour ce qui fut raconté du vol 93, on nous dit que le pilote et son co-pilote étaient inanimés au sol, puis que le détournement s'était achevé par un combat qui avait fait perdre le contrôle de l'avion. Cela serait indiqué non pas par un appel, mais par trois appels émanant de trois hommes qui auraient lâché leur combiné pour mener bataille. (mi-août 2003 : comme il fut rapporté tardivement le 22 septembre, un de ces hommes, Thomas Burnett, aurait donné quatre brefs appels, toujours pour parler d'un évènement dramatique, - une personne poignardée, les pirates annonçant que l'avion allait être ramené au sol, puis que le poignardé, apparemment le pilote, était mort, puis qu'il était sûr que tout le monde allait mourir et donc qu'il allait tenter quelque chose avec deux autres passagers). Les histoires rapportées ont aussi une histoire. Après plusieurs jours, la durée de certains appels paraît anormalement longue. L'appel le plus long à partir de ce vol, celui de Jeremy Glick en ligne avec sa femme, aurait duré vingt minutes alors même que les passagers avaient été groupés à l'arrière et que l'un d'eux avait déjà été poignardé. Glick trouve même les ressources pour faire de l'esprit sur ce qui pourrait l'aider à neutraliser les pirates : "j'ai toujours mon couteau à beurre du petit déjeuner" (a-t-il eu le temps de le prendre ?).  En fait, on ne nous dit pas grand chose de cet appel, et plus d'enquête permettrait de savoir si l'on n'a pas affaire à un faux. (mi-août 2003 : plus d'un mois plus tard, le même journal reprit l'histoire, avec l'anecdote du couteau à beurre, mais en omettant de mentionner la durée de l'appel, et en ajoutant un détail que Mme Glick n'avait pas rapporté plus tôt, à savoir qu'il y avait à bord, des pirates ressemblant à des arabes portant des bandeaux rouges sur la tête !... Il faudrait retrouver ce que le FBI a pu enregistrer de l